Les batailles navales de Kizugawaguchi (1576-1578): quand l'innovation navale change le cours de l'histoire japonaise
Nous sommes en juillet 1576. La baie d'Osaka est illuminée par les flammes. Des centaines de navires s'affrontent dans un fracas de tirs d'arquebuses et de cris de guerre.
Sur l'eau sombre, les bateaux de la flotte d'Oda Nobunaga brûlent un à un, touchés par des projectiles incendiaires d'une efficacité redoutable. En quelques heures, la puissante armada du seigneur de guerre le plus ambitieux du Japon est réduite en cendres.
Cette défaite humiliante ne reste pourtant pas sans réponse: deux ans plus tard, de nouveaux navires surgissent dans ces mêmes eaux, des vaisseaux gigantesques, recouverts de plaques de fer, crachant le feu de leurs canons.
L'histoire navale japonaise bascule ce jour-là.
Ces deux affrontements, connus sous le nom de batailles de Kizugawaguchi (木津川口の戦い), se déroulent en 1576 et 1578. Ils s'inscrivent dans le contexte tumultueux de l'époque Sengoku (戦国時代), littéralement «l'époque des provinces en guerre», une période d'environ 150 ans (1467–1615) durant laquelle le Japon sombre dans une guerre civile quasi permanente.
Le pouvoir central est fragmenté. Des seigneurs de guerre régionaux, appelés daimyō (大名), se disputent le contrôle du pays. C'est une époque de trahisons, d'alliances changeantes, mais également d'innovations militaires majeures, dont l'introduction des armes à feu et, comme nous allons le voir, de navires blindés révolutionnaires.
La guerre de l'Ishiyama Hongan-ji et ses enjeux
Le siège d'une forteresse religieuse
Pour comprendre les batailles de Kizugawaguchi, il faut d'abord saisir l'enjeu stratégique qui les déclenche: le siège de l'Ishiyama Hongan-ji. Cette forteresse, située à l'emplacement de l'actuel château d'Osaka, est le quartier général des Ikkō-ikki (一向一揆).
Les Ikkō-ikki forment une coalition religieuse et militaire composée de moines bouddhistes, de paysans et de guerriers, tous adeptes de la secte Jōdo Shinshū (le bouddhisme de la Terre Pure). Sous la direction de leur chef spirituel, Kennyo (顕如), ils défient ouvertement l'autorité d'Oda Nobunaga.
Oda Nobunaga (1534–1582) est l'un des daimyō les plus redoutés de son temps. Visionnaire et impitoyable, il aspire à l'unification du Japon sous sa bannière. Mais l'Ishiyama Hongan-ji représente un obstacle majeur: sa position stratégique contrôle l'accès à la capitale Kyoto et aux riches provinces environnantes.
De plus, Kennyo mobilise contre Nobunaga un réseau d'alliances puissant.
Les clans en présence
Le conflit oppose principalement deux camps.
D'un côté, les forces d'Oda Nobunaga, qui cherchent à étouffer l'Ishiyama Hongan-ji par un blocus terrestre et maritime. De l'autre, les défenseurs de la forteresse, soutenus par plusieurs clans puissants.
Le plus redoutable de ces alliés est le clan Mōri (毛利氏), dirigé par Mōri Terumoto (毛利輝元). Ce clan domine la région de Chūgoku, dans l'ouest de l'île principale de Honshū. Surtout, les Mōri disposent d'une arme décisive: une flotte navale exceptionnelle, héritée de leur alliance avec les légendaires pirates Murakami (村上水軍).
Les Murakami ne sont pas des pirates ordinaires. Depuis des générations, ils contrôlent les eaux de la mer intérieure de Seto, un dédale d'îles et de courants dangereux entre Honshū, Shikoku et Kyūshū. Experts en navigation, ils offrent leur protection aux marchands moyennant tribut, et constituent en temps de guerre une force navale redoutable.
Trois branches principales composent leur clan: les Murakami d'Innoshima, de Kurushima et de Noshima.
Leur maîtrise des tactiques navales, notamment l'usage des hōroku (焙烙), des bombes incendiaires à base de poudre noire, fait d'eux des adversaires terrifiants sur mer.
Face à cette menace, Nobunaga confie la direction de sa flotte à Kuki Yoshitaka (九鬼嘉隆). Né en 1542 dans la province de Shima, Yoshitaka est lui-même issu d'une famille de navigateurs et de guerriers des mers. Il rallie Nobunaga vers 1569 et devient rapidement son amiral en chef.
C'est un homme à la fois brutal et raffiné: redoutable au combat, il est aussi amateur de thé et fréquente les cercles cultivés de son époque. À l'époque d'Edo, on le surnomme le «daimyō pirate» (海賊大名), bien que ce titre désigne davantage un chef de flotte qu'un pillard.
Forces, terrain et stratégies
Le champ de bataille
Les batailles se déroulent à l'embouchure de la rivière Kizu (木津川), à proximité immédiate de l'actuelle Osaka. Cette zone, appelée Kizugawaguchi («l'entrée de la rivière Kizu»), constitue un passage obligé pour tout navire souhaitant approvisionner l'Ishiyama Hongan-ji par voie maritime.
Les eaux de la baie d'Osaka, relativement calmes, permettent le déploiement de grandes flottes. Toutefois, les courants et la configuration du littoral favorisent les tacticiens expérimentés.
Les forces en présence
Première bataille (1576):
- Flotte d'Oda Nobunaga: environ 300 navires sous le commandement de Kuki Yoshitaka.
- Flotte des Mōri: environ 700 à 800 navires, commandés par Murakami Motoyoshi (村上元吉), fils du célèbre amiral Murakami Takeyoshi. Les Mōri bénéficient également du soutien des guerriers de Saiga (雑賀衆), des tireurs d'élite spécialisés dans l'arquebuse.
Seconde bataille (1578):
- Flotte d'Oda Nobunaga: 6 grands navires cuirassés (ō-atakebune ou tekkōsen) accompagnés de navires conventionnels, commandés par Kuki Yoshitaka. Un septième navire blanc est également mentionné sous le commandement de Takigawa Kazumasu.
- Flotte des Mōri: environ 600 navires sous le commandement de Murakami Takeyoshi (村上武吉) lui-même.
Les technologies et tactiques
À cette époque, les flottes japonaises utilisent principalement trois types de navires: les kobaya (petits bateaux rapides), les sekibune (navires moyens) et les atakebune (大安宅船), de grands navires de guerre dotés de structures défensives en bois.
Les arquebuses, introduites au Japon en 1543 par des marchands portugais, sont désormais largement répandues dans les armées terrestres comme navales.
La tactique favorite des Murakami repose sur l'usage des hōroku-biya (焙烙火矢), des projectiles incendiaires lancés à la main ou à l'arc. Ces bombes, remplies de poudre et de fragments de métal, explosent au contact et déclenchent des incendies dévastateurs sur les navires ennemis en bois.
L'objectif stratégique de Nobunaga est clair: établir un blocus naval pour couper les voies d'approvisionnement de l'Ishiyama Hongan-ji et forcer les assiégés à la reddition. Les Mōri, quant à eux, cherchent à briser ce blocus et à maintenir le flux de vivres et d'armes vers la forteresse.
La première bataille de Kizugawaguchi (1576): l'humiliation d'Oda Nobunaga
Le déroulement des combats
Le 13 juillet 1576, la flotte des Mōri quitte l'île d'Awaji et fait escale à Kaizuka, dans la province de Senshu, pour coordonner son action avec les guerriers de Saiga. Le lendemain, les navires progressent vers l'embouchure de la rivière Kizu, où les attend la flotte de Kuki Yoshitaka.
L'affrontement commence dans l'après-midi du 13 juillet et se prolonge jusqu'à l'aube du 14.
Les Murakami adoptent une formation offensive en pointe, encerclant progressivement les navires d'Oda. Leurs petits bateaux rapides, les kobaya, se faufilent entre les grandes embarcations ennemies.
Les guerriers lancent alors leurs hōroku, ces bombes incendiaires qui s'abattent sur les ponts en bois des navires d'Oda. Les flammes se propagent à une vitesse effrayante.
Les équipages, pris de panique, tentent d'éteindre les incendies, mais les explosions se succèdent. Les tireurs de Saiga ajoutent à la confusion en arrosant les navires ennemis de tirs d'arquebuse.
En quelques heures, la flotte de Kuki Yoshitaka est décimée. Selon certaines sources, jusqu'à 80 % des navires d'Oda sont détruits ou gravement endommagés.
Une défaite rare pour Nobunaga
Cette bataille marque l'une des rares occasions où une force ennemie parvient à briser un blocus établi par Oda Nobunaga. Depuis son entrée triomphale à Kyoto en 1568, Nobunaga accumule les victoires. Ses armées semblent invincibles.
Mais sur mer, face à l'expertise des Murakami, sa flotte s'avère vulnérable.
La victoire des Mōri permet de ravitailler l'Ishiyama Hongan-ji en vivres, armes et munitions. Le siège se prolonge, et Kennyo peut poursuivre sa résistance.
Pour Nobunaga, l'humiliation est cuisante. Mais loin de l'abattre, cette défaite stimule sa détermination.
Il ordonne à Kuki Yoshitaka de concevoir des navires capables de résister aux tactiques incendiaires des Murakami.
La seconde bataille de Kizugawaguchi (1578): Les navires de fer
La naissance des tekkōsen
Entre 1576 et 1578, Kuki Yoshitaka supervise la construction d'un nouveau type de navire dans les chantiers navals de la province d'Ise. Ces vaisseaux, appelés tekkōsen (鉄甲船), littéralement «navires à carapace de fer», représentent une innovation majeure dans l'histoire navale japonaise.
Les dimensions exactes de ces navires font l'objet de débats parmi les historiens. Le Shinchō Kōki (信長公記), une chronique contemporaine rédigée par un serviteur de Nobunaga, évoque des navires de 18 ken de long (environ 32 mètres) sur 6 ken de large (environ 11 mètres).
D'autres sources, comme le Tamon'in Nikki (多聞院日記), mentionnent des dimensions plus modestes: 12 à 13 ken de long (21 à 24 mètres) sur 7 ken de large (environ 12,6 mètres). Ce qui est certain, c'est que ces navires dépassent en taille tous les vaisseaux de guerre japonais connus jusqu'alors.
Leur caractéristique principale est leur blindage. Des plaques de fer, d'une épaisseur estimée à environ 3 millimètres, recouvrent les parties supérieures du navire, en particulier les superstructures et les postes de tir. Ce blindage les rend résistants aux flèches, aux balles d'arquebuse et surtout aux hōroku incendiaires.
Chaque navire est équipé de plusieurs ōzutsu (大筒), de puissants canons japonais, ainsi que de nombreuses arquebuses lourdes (ōdeppō).
Le missionnaire portugais Luis Frois, témoin de l'époque, décrit ces navires comme «les plus grands et les plus magnifiques du Japon», ajoutant qu'ils ressemblent aux navires portugais par leur forme. Frois note particulièrement leur armement impressionnant: trois canons principaux et d'innombrables arquebuses longues.
L'arrivée des navires blindés
En juillet 1578, six tekkōsen quittent la baie d'Ise sous le commandement de Kuki Yoshitaka. Un septième navire, un grand vaisseau blanc, est commandé par Takigawa Kazumasu.
Lors de leur trajet vers Osaka, la flotte est attaquée au large d'Otanowa par des guerriers de Saiga. Mais les canons des tekkōsen répondent par des salves dévastatrices, dispersant les assaillants.
Le 17 juillet, les navires arrivent au port de Sakai.
Le lendemain, ils prennent position dans la baie d'Osaka, établissant un nouveau blocus autour de l'Ishiyama Hongan-ji. Le 30 septembre, Nobunaga lui-même se rend à Sakai pour inspecter sa nouvelle flotte. Impressionné, il félicite Kuki Yoshitaka et ses hommes.
La bataille décisive
Le 6 novembre 1578, la flotte des Mōri, environ 600 navires, lance une offensive pour briser le blocus. L'amiral Murakami Takeyoshi commande l'opération.
Les combats débutent vers 8 heures du matin. Les navires des Mōri tentent d'encercler les tekkōsen, reproduisant la tactique victorieuse de 1576.
Les guerriers lancent leurs hōroku et leurs flèches enflammées. Mais cette fois, les projectiles rebondissent sur les plaques de fer sans causer de dommages significatifs. Les flammes ne prennent pas.
Kuki Yoshitaka ordonne alors à ses navires de laisser approcher l'ennemi. Quand les navires des Mōri sont à portée, les canons et les arquebuses des tekkōsen ouvrent le feu simultanément.
Les salves sont dévastatrices. Plusieurs navires amiraux des Mōri sont pulvérisés. Vers midi, la flotte des Mōri bat en retraite, laissant derrière elle de nombreux vaisseaux en flammes ou coulés.
Un incident illustre toutefois les limites de conception des tekkōsen: lors d'une tentative d'abordage par des guerriers des Mōri, les défenseurs se précipitent tous du même côté du pont. Ce déséquilibre fait chavirer le navire, démontrant que leur stabilité laisse à désirer.
Une victoire décisive?
Le Shinchō Kōki présente cette bataille comme une victoire écrasante ayant définitivement coupé les lignes d'approvisionnement de l'Ishiyama Hongan-ji.
Toutefois, des recherches récentes nuancent ce récit. L'historien Ogawa Yu souligne que des documents du clan Mōri indiquent que leurs navires ont réussi à atteindre le port de Kizu après la bataille. De plus, la défection d'Araki Murashige vers le camp anti-Nobunaga a temporairement compliqué la situation pour les forces d'Oda.
Il semble que le blocus complet ne soit devenu effectif qu'en 1579, après la défection d'Ukita Naoie vers le clan Oda et l'élimination d'autres forces anti-Nobunaga.
Néanmoins, la seconde bataille de Kizugawaguchi marque un tournant décisif: les Mōri ne dominent plus la baie d'Osaka, et l'approvisionnement de l'Ishiyama Hongan-ji décline progressivement.
Conséquences immédiates et à long terme
La chute de l'Ishiyama Hongan-ji
Privée de ravitaillement régulier, la garnison de l'Ishiyama Hongan-ji s'affaiblit. Le moral des défenseurs s'effondre. En avril 1580, soit environ 17 mois après la seconde bataille de Kizugawaguchi, Kennyo accepte de négocier la paix avec Nobunaga.
La forteresse est évacuée, puis détruite par un incendie, accidentel ou délibéré, les sources divergent.
La guerre de l'Ishiyama Hongan-ji, qui aura duré dix ans (1570–1580), prend ainsi fin. C'est une victoire majeure pour Nobunaga, qui élimine l'un de ses adversaires les plus tenaces.
Le destin des protagonistes
Kuki Yoshitaka est richement récompensé pour ses services. Nobunaga lui accorde le contrôle de la province de Shima et des territoires supplémentaires dans la province de Settsu, portant ses revenus à environ 7 000 koku (une mesure de production de riz). Il reçoit également le titre de «premier amiral du Japon». Après la mort de Nobunaga en 1582, Yoshitaka sert Toyotomi Hideyoshi, puis participe aux invasions de Corée dans les années 1590. Lors de la bataille de Sekigahara en 1600, il choisit le camp perdant (les forces de l'Ouest) et se suicide pour éviter le déshonneur.
Le clan Mōri conserve son indépendance mais doit accepter une position défensive. La domination navale qu'il exerçait sur la mer intérieure de Seto est contestée. En 1588, Toyotomi Hideyoshi interdit officiellement la piraterie, ce qui met fin à l'autonomie des Murakami et des autres clans maritimes.
Oda Nobunaga poursuit son œuvre d'unification jusqu'à son assassinat en 1582 lors de l'incident du Honnō-ji. Ses successeurs, Toyotomi Hideyoshi puis Tokugawa Ieyasu, achèvent l'unification du Japon sur les fondations qu'il a posées.
L'héritage technologique
Les tekkōsen de Kizugawaguchi sont souvent considérés comme les précurseurs des navires cuirassés modernes, bien que cette affirmation mérite d'être nuancée.
Leur blindage reste limité aux superstructures et ne couvre pas l'intégralité de la coque. De plus, leur propulsion reste traditionnelle (rames et voiles).
Néanmoins, ils représentent une innovation remarquable pour leur époque, combinant puissance de feu et protection défensive.
Le destin de ces navires après la bataille reste incertain. Plusieurs hypothèses circulent: ils auraient été abandonnés dans la baie d'Osaka après la mort de Nobunaga, ou démantelés pour construire des navires plus petits, ou encore coulés lors d'une bataille navale en 1584. Aucune preuve archéologique n'a été retrouvée à ce jour.
Culture, mémoire et légendes
Dans les arts et la culture populaire
Les batailles de Kizugawaguchi et les tekkōsen de Nobunaga ont inspiré de nombreuses œuvres de fiction.
Dans les jeux vidéo de la série Nobunaga's Ambition (Nobunaga no Yabō) et Total War: Shogun, ces batailles navales sont souvent représentées, permettant aux joueurs de recréer l'affrontement historique.
La série télévisée Taiga Drama de la NHK a également mis en scène ces événements à plusieurs reprises.
Kuki Yoshitaka est devenu une figure populaire de la culture japonaise, incarnant l'archétype du «seigneur pirate» (海賊大名). Des statues et monuments commémoratifs lui sont dédiés dans la ville de Toba, son ancien fief.
Mythe et réalité historique
Certaines représentations populaires exagèrent les caractéristiques des tekkōsen, les décrivant comme de véritables cuirassés entièrement recouverts de fer. Les sources historiques suggèrent un blindage plus partiel, concentré sur les parties les plus vulnérables. De même, le nombre de canons est parfois gonflé dans les récits ultérieurs.
L'image des Murakami comme de simples «pirates» est également trompeuse. Ils fonctionnent davantage comme une force navale organisée, contrôlant les routes commerciales et offrant leurs services aux seigneurs de guerre. Leur expertise maritime et leurs tactiques sophistiquées méritent d'être reconnues.
Pourquoi ces batailles comptent encore aujourd'hui
Les batailles de Kizugawaguchi illustrent plusieurs leçons intemporelles. D'abord, l'importance de l'innovation face à l'adversité. La défaite de 1576 aurait pu briser la volonté de Nobunaga.
Au contraire, elle stimule sa créativité et celle de ses ingénieurs. Les tekkōsen de 1578 démontrent qu'une réponse technologique audacieuse peut renverser un rapport de force défavorable.
Ensuite, ces batailles rappellent que la maîtrise des mers est souvent décisive dans les conflits terrestres. Sans le blocus naval, le siège de l'Ishiyama Hongan-ji aurait pu se prolonger indéfiniment. La guerre se gagne aussi sur l'eau.
Enfin, ces événements nous invitent à nuancer les récits de victoire totale. Les sources historiques montrent que même après la «victoire» de 1578, le blocus reste imparfait pendant plusieurs mois. L'histoire est rarement aussi nette que les légendes voudraient nous le faire croire.
Les batailles de Kizugawaguchi restent un chapitre fascinant de l'époque Sengoku, témoignant de l'ingéniosité et de la brutalité d'une ère où le Japon se réinvente dans le feu et le sang.
Foire aux questions (FAQ)
Sources
- Samurai World Research, «Battles of Kizugawaguchi»: https://samuraiwr.com/battles/battles-of-kizugawaguchi
- 草の実堂 (Kusanomido), «織田水軍VS毛利水軍~木津川口の戦い 【信長の鉄甲船】»:: https://kusanomido.com/study/history/japan/azuchi/50814/
- Japanese Wiki Corpus (NICT), «The Second Battle of Kizugawaguchi»: https://www.japanese-wiki-corpus.org/history/The%20second%20battle%20of%20Kizugawaguchi.html
- Samurai Archives, «Kuki Yoshitaka»: https://samurai-archives.com/wiki/Kuki_Yoshitaka
- 戦国ヒストリー (Sengoku History), «九鬼嘉隆»: https://sengoku-his.com/748
- 歴史人 (Rekishijin), «九鬼嘉隆と鉄甲船»: https://www.rekishijin.com/18021
- Japan Today, «The Legendary Murakami Kaizoku: Good Guy Pirates of the Seto Inland Sea»: https://japantoday.com/category/features/travel/the-legendary-murakami-kaizoku-good-guy-pirates-of-the-seto-inland-sea
- Sengoku Jidai, «First Battle of Kizugawaguchi»: https://sengokujidai.org/battles「合戦」/battles/first-battle-of-kizugawaguchi「第一次木津川口の戦い」/
- Sengoku Jidai, «Second Battle of Kizugawaguchi»: https://sengokujidai.org/battles「合戦」/battles/second-battle-of-kizugawaguchi「第二次木津川口の戦い」/
- Britannica, «Oda Nobunaga»: https://www.britannica.com/biography/Oda-Nobunaga
- 戦国武将研究会 (Sengoku Busho Kenkyukai), «海戦の革命を起こした織田信長~木津川口の戦いと石山合戦の終結»: https://sengokuken.tokyo/kizugawa/
- Japan Experience, «Pirates of the Seto Inland Sea»: https://www.japan-experience.com/plan-your-trip/to-know/understanding-japan/pirates-of-the-seto-inland-sea




