
Les samourai
Du temps des premières cours, lorsque la conscription militaire était contrôlée par le pouvoir central, les affaires militaires avaient été enlevées à la juridiction de l’aristocratie provinciale. Mais, comme ce système commença à se déliter après 792, les provinces devinrent de nouveau les pourvoyeurs des forces militaires. Les détenteurs de shoen (荘園), terres ou domaines exploitables donnés par l’empereur à un grand noble ou une institution religieuse et plus ou moins exemptés d’impôts, possédaient la main d’oeuvre nécessaire et, comme ils eurent alors accès à de nouvelles technologies militaires (nouvelles méthodes de formation, arcs plus puissants, armures, chevaux et épées de qualité supérieur) et durent faire face à une montée de la criminalité au 9ème siècle, le service militaire devint une partie de la vie dans les shoen. En outre, les institutions civiles et religieuses constituèrent aussi des gardes privées pour se protéger. Petit à petit, la classe dirigeante provinciale se transforma en un élite militaire fondée sur les idéaux du bushi (guerrier) ou samouraï (littéralement, ceux qui servent).

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