
Plan d'une ville antique chinoise
Le modĂšle chinois
Lâinfluence du continent sur la formation des premiĂšres villes est indĂ©niable. Les groupements de populations Ă lâĂ©poque Yayoi ne sont pas des villes : le nombre dâhabitants nây est pas assez important, et la majoritĂ© dâentre eux exploitent la terre. Au 5e et 6e siĂšcle, les rĂ©formes et les prĂ©mices dâadministration quâelles installent transforment la ville du grand roi en un centre proto-urbain : on y trouve des fonctionnaires et les membres de la noblesse de cour. Mais il nâexiste pas encore de capitale fixe.
A la fin du 6e siĂšcle, la construction des premiers temples bouddhiques entraĂźne lâintroduction des conceptions urbaines chinoises, et la formation de complexes stables qui polarisent certains Ă©lĂ©ments urbains (marchĂ©s, communautĂ©s monastiques). Le systĂšme de dĂ©mĂ©nagement de la capitale se transforme plus ou moins en occupations cycliques de certains lieux. Fujiwara-kyo est fondĂ©e en 694, juste avant la pĂ©riode Nara. Ses dimensions sont modestes, de 10 Ă 15.000 personnes y vivent. On essaie dây adapter certains modĂšles continentaux, en regroupant autour du palais les activitĂ©s religieuses, administratives et commerciales dans un ensemble symbolisant la puissance de lâEtat.
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Les dĂ©veloppements culturels et l’Ă©tablissement du bouddhisme

Nihonshoki
Certains des monuments de la littĂ©rature japonaise furent Ă©crits lors de la pĂ©riode Nara, comme le Kojiki (ć€äșèš) et le Nihonshoki (æ„æŹæžçŽ), les premiĂšres histoires nationales en 712 et 720, respectivement, ou encore le Man’yoshu (äžèé - collection de dix mille feuilles), une anthologie de poĂšmes, et le Kaifuso (æéąšè»), une anthologie Ă©crite en chinois par les princes et les empereurs japonais.
Un autre Ă©vĂ©nement culturel majeur de la pĂ©riode Nara fut l’Ă©tablissement permanent du bouddhisme au Japon. Le bouddhisme avait Ă©tĂ© introduit au 6Ăšme siĂšcle mais avait reçu un accueil mitigĂ© jusqu’Ă la pĂ©riode Nara et son adoption par l’empereur Shomu. Ce dernier, ainsi que les princes Fujiwara, Ă©taient de fervents bouddhistes et encourageaient activement la propagation du bouddhisme, en faisant le “gardien de l’Etat” et renforçant les institutions japonaises en s’intĂ©grant encore plus dans la culture chinoise.
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Temple Todaiji, Nara
La pĂ©riode Nara (ć„èŻæä»Ł) de l’histoire du Japon s’Ă©tend de 710 Ă 794. L’impĂ©ratrice Gemmei installe la capitale Ă Nara, aussi connu sous le nom de Heijo kyo, ou elle reste la capitale de la civilisation japonaise jusqu’Ă ce que l’empereur Kammu Ă©tablisse la nouvelle capitale Ă Nagaoka (et seulement 10 ans plus tard, Ă Heian, donc Kyoto). La sociĂ©tĂ© japonaise de cette Ă©poque Ă©tait basĂ©e sur l’agriculture et organisĂ©es autour des villages. La plupart des villageois Ă©taient de religion shintĂŽ, religion basĂ©e sur le respect de la nature et de l’esprit des ancĂȘtres (kami). La capitale de Nara fut bĂątie avec Chang’an (Xian), la capitale de la Chine des Tang, comme modĂšle. Dans beaucoup d’autres domaines aussi, l’aristocratie japonaise pris exemple sur les chinois, comme par exemple dans l’adoption des caractĂšres chinois (kanji) et du bouddhisme.
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