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Politique, Ă©conomie et culture après l’occupation amĂ©ricaine fĂ©v 11

Signature du traité de San Fransisco

Signature du traité de San Fransisco

A la fin de l’occupation alliĂ©e en 1952, le Japon Ă©mergea une puissance Ă©conomique globale avec une influence largement supĂ©rieure Ă  sa puissance militaire d’avant la guerre.

Politique et économie

L’occupation alliĂ©e se termina le 28 avril 1952, en accord avec les termes du traitĂ© de San Fransisco. Le Japon retrouva sa souverainetĂ© mais perdit beaucoup de ses possessions d’avant la seconde guerre mondiale, dont Okinawa, les iles kouriles, sakhaline et de nombreuses petites Ă®les dans le pacifique. Le traitĂ© donna aussi le droit au Japon de s’aligner sur les grands blocs, ce que le Japon fit le jour mĂŞme oĂą il signa le traitĂ© de San Fransisco: Yoshida Shigeru et Harry Truman paraphèrent un document autorisant les forces armĂ©es amĂ©ricaines de continuer Ă  utiliser leurs bases au Japon.

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La dĂ©faite japonaise et l’occupation amĂ©ricaine après la seconde guerre mondiale fĂ©v 03

Douglas MacArthur

Douglas MacArthur

La capitulation du Japon

Le Japon capitula le 14 aoĂ»t 1945, lorsque l’empereur Hirohito accepta les termes dĂ©finis lors de la confĂ©rence de Postdam. C’Ă©tait le jour de la victoire pour les AlliĂ©s, la fin de la seconde guerre mondiale, et le dĂ©but du rĂ©tablissement d’un Japon exsangue.

A Postdam, Harry Truman et Joseph Staline s’Ă©taient mis d’accord sur la manière dont l’occupation AlliĂ©e se dĂ©roulerait. L’Union SoviĂ©tique serait responsable de la CorĂ©e du Nord, de Sakhaline et des iles Kouriles et les Etats-Unis s’occuperaient du Japon, de la CorĂ©e du Sud et des autres possessions japonaises dans le Pacifique.

Le jour de la victoire, Truman nomma le gĂ©nĂ©ral Douglas MacArthur en tant que commandant suprĂŞme des forces alliĂ©es, en charge de diriger l’occupation du Japon. 16 envoyĂ©s japonais partirent pour Manille le 19 aoĂ»t afin de rencontrer MacArthur et de connaĂ®tre ses plans pour l’occupation du Japon. Le 28 aoĂ»t, 150 militaires amĂ©ricains arrivèrent Ă  Atsugi, prĂ©fecture de Kanagawa, et devinrent les premières troupes amĂ©ricaines sur le sol Japon. Ils furent suivis par le cuirassĂ© USS Missouri qui amena la 4eme division de marines sur la cote sud de Kanagawa.

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L’empire du soleil levant et l’expansionnisme japonais jan 26

Drapeau de la marine impériale du Japon

Drapeau de la marine impériale du Japon

L’empire du Japon (大日本帝国; Dai Nippon Teikoku) Ă©tait le nom officiel du Japon avant la fin de la seconde guerre mondiale. Les termes Japon impĂ©rial et empire japonais sont aussi utilisĂ©s.

L’empire se fondait sur la constitution Meiji de 1889 avec l’empereur japonais en tant que chef d’Etat et dĂ©tenteur de la souverainetĂ© de la nation.

Yoshinobu Tokugawa, le 15ème shogun du shogunat Tokugawa, rendit le pouvoir Ă  l’empereur Meiji avec le “retour de souverainetĂ©” (大政奉還; Taisei HĹŤkan) qui permit Ă  la cour impĂ©rial de proclamer la “restauration de la monarchie” (王政復古; ĹŚsei Fukko). A la suite de cet Ă©vènement, les principaux clans anti-shogunat, Satsuma et Choshu, formèrent l’ossature du nouveau gouvernement Meiji et, avec la ferme intention de devenir un empire, le pays fut renommĂ© “la grande nation impĂ©riale du Japon”.

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Hiro Hito (3/3): l’après-guerre et la fin de l’ère Showa jan 19

Hirohito annonçant la capitulation du Japon

Hirohito annonçant la capitulation du Japon

Le 15 aoĂ»t 1945, suite aux largages des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki et Ă  l’entrĂ©e en guerre de l’Union SoviĂ©tique contre le Japon, Hirohito, après encore moult hĂ©sitations, dĂ©cida d’abandonner la dernière condition Ă  une capitulation du Japon, son propre maintien Ă  la tĂŞte du pays, et annonça finalement Ă  la radio la capitulation inconditionnelle des forces armĂ©es japonaise (gyokuon-hoso).

En dĂ©pit des pressions visant Ă  le faire comparaĂ®tre devant la justice pour crime de guerres par de nombreux hommes politiques, le moindre n’Ă©tant pas le prĂ©sident amĂ©ricain Harry Truman, le gĂ©nĂ©ral Douglas McArthur s’y refusa toujours, voulant qu’Hirohito reste l’empereur et un symbole de continuitĂ© et de cohĂ©sion du peuple japonais. Hirohito ne fut donc pas jugĂ© et conserva son trĂ´ne mais fut tout de mĂŞme obligĂ© de renoncer Ă  son statut de dieu vivant, descendant de la dĂ©esse du soleil, lors du “Ningen Sengen” (人間宣言) ou “dĂ©claration d’humanitĂ©”.

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Hirohito (2/3): le dĂ©but de l’ère Showa et la guerre jan 12

Les premières années

Soldat de l'armée impériale japonaise

Soldat de l'armée impériale

La première partie du règne d’Hirohito, entre 1926 et 1945, fut marquĂ©e par la montĂ©e en puissance des militaires dans le gouvernement, par des moyens lĂ©gaux ou autres. L’armĂ©e et la marine impĂ©riales dĂ©tenaient un pouvoir de veto sur la nomination des cabinets depuis 1900 et, entre 1921 et 1944, il n’y eut pas moins de 64 incidents de violence d’extrĂŞme-droite.

Un des plus importants fut l’assassinat, en 1932, du premier ministre modĂ©rĂ© Tsuyoshi Inukai qui marqua la fin de tout contrĂ´le civil sur l’appareil militaire. Il fut suivi par une tentative de putsch en 1936 par de jeunes officiers de l’armĂ©e, dĂ©clenchĂ©e par la perte d’influence de la faction militariste aux Ă©lections Ă  la Diète. Le putsch eut pour consĂ©quence le meurtre d’un certain nombre de personnalitĂ©s du gouvernement et de l’armĂ©e, et fut matĂ© sur ordre de l’empereur Hirohito qui prit un rĂ´le majeur dans cet affrontement.

Malgré ça, à partir des années 30, les militaires réunissaient presque tout le pouvoir politique au Japon et suivirent des politiques qui menèrent le Japon à la deuxième guerre sino-japonaise et finalement à la seconde guerre mondiale.

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