
Signature du traité de San Fransisco
A la fin de l’occupation alliĂ©e en 1952, le Japon Ă©mergea une puissance Ă©conomique globale avec une influence largement supĂ©rieure Ă sa puissance militaire d’avant la guerre.
Politique et économie
L’occupation alliĂ©e se termina le 28 avril 1952, en accord avec les termes du traitĂ© de San Fransisco. Le Japon retrouva sa souverainetĂ© mais perdit beaucoup de ses possessions d’avant la seconde guerre mondiale, dont Okinawa, les iles kouriles, sakhaline et de nombreuses petites Ă®les dans le pacifique. Le traitĂ© donna aussi le droit au Japon de s’aligner sur les grands blocs, ce que le Japon fit le jour mĂŞme oĂą il signa le traitĂ© de San Fransisco: Yoshida Shigeru et Harry Truman paraphèrent un document autorisant les forces armĂ©es amĂ©ricaines de continuer Ă utiliser leurs bases au Japon.
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Douglas MacArthur
La capitulation du Japon
Le Japon capitula le 14 aoĂ»t 1945, lorsque l’empereur Hirohito accepta les termes dĂ©finis lors de la confĂ©rence de Postdam. C’Ă©tait le jour de la victoire pour les AlliĂ©s, la fin de la seconde guerre mondiale, et le dĂ©but du rĂ©tablissement d’un Japon exsangue.
A Postdam, Harry Truman et Joseph Staline s’Ă©taient mis d’accord sur la manière dont l’occupation AlliĂ©e se dĂ©roulerait. L’Union SoviĂ©tique serait responsable de la CorĂ©e du Nord, de Sakhaline et des iles Kouriles et les Etats-Unis s’occuperaient du Japon, de la CorĂ©e du Sud et des autres possessions japonaises dans le Pacifique.
Le jour de la victoire, Truman nomma le gĂ©nĂ©ral Douglas MacArthur en tant que commandant suprĂŞme des forces alliĂ©es, en charge de diriger l’occupation du Japon. 16 envoyĂ©s japonais partirent pour Manille le 19 aoĂ»t afin de rencontrer MacArthur et de connaĂ®tre ses plans pour l’occupation du Japon. Le 28 aoĂ»t, 150 militaires amĂ©ricains arrivèrent Ă Atsugi, prĂ©fecture de Kanagawa, et devinrent les premières troupes amĂ©ricaines sur le sol Japon. Ils furent suivis par le cuirassĂ© USS Missouri qui amena la 4eme division de marines sur la cote sud de Kanagawa.
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Drapeau de la marine impériale du Japon
L’empire du Japon (大日本帝国; Dai Nippon Teikoku) Ă©tait le nom officiel du Japon avant la fin de la seconde guerre mondiale. Les termes Japon impĂ©rial et empire japonais sont aussi utilisĂ©s.
L’empire se fondait sur la constitution Meiji de 1889 avec l’empereur japonais en tant que chef d’Etat et dĂ©tenteur de la souverainetĂ© de la nation.
Yoshinobu Tokugawa, le 15ème shogun du shogunat Tokugawa, rendit le pouvoir Ă l’empereur Meiji avec le “retour de souverainetĂ©” (大政奉還; Taisei HĹŤkan) qui permit Ă la cour impĂ©rial de proclamer la “restauration de la monarchie” (王政復古; ĹŚsei Fukko). A la suite de cet Ă©vènement, les principaux clans anti-shogunat, Satsuma et Choshu, formèrent l’ossature du nouveau gouvernement Meiji et, avec la ferme intention de devenir un empire, le pays fut renommĂ© “la grande nation impĂ©riale du Japon”.
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Hirohito annonçant la capitulation du Japon
Le 15 aoĂ»t 1945, suite aux largages des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki et Ă l’entrĂ©e en guerre de l’Union SoviĂ©tique contre le Japon, Hirohito, après encore moult hĂ©sitations, dĂ©cida d’abandonner la dernière condition Ă une capitulation du Japon, son propre maintien Ă la tĂŞte du pays, et annonça finalement Ă la radio la capitulation inconditionnelle des forces armĂ©es japonaise (gyokuon-hoso).
En dĂ©pit des pressions visant Ă le faire comparaĂ®tre devant la justice pour crime de guerres par de nombreux hommes politiques, le moindre n’Ă©tant pas le prĂ©sident amĂ©ricain Harry Truman, le gĂ©nĂ©ral Douglas McArthur s’y refusa toujours, voulant qu’Hirohito reste l’empereur et un symbole de continuitĂ© et de cohĂ©sion du peuple japonais. Hirohito ne fut donc pas jugĂ© et conserva son trĂ´ne mais fut tout de mĂŞme obligĂ© de renoncer Ă son statut de dieu vivant, descendant de la dĂ©esse du soleil, lors du “Ningen Sengen” (人間宣言) ou “dĂ©claration d’humanitĂ©”.
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Les premières années

Soldat de l'armée impériale
La première partie du règne d’Hirohito, entre 1926 et 1945, fut marquĂ©e par la montĂ©e en puissance des militaires dans le gouvernement, par des moyens lĂ©gaux ou autres. L’armĂ©e et la marine impĂ©riales dĂ©tenaient un pouvoir de veto sur la nomination des cabinets depuis 1900 et, entre 1921 et 1944, il n’y eut pas moins de 64 incidents de violence d’extrĂŞme-droite.
Un des plus importants fut l’assassinat, en 1932, du premier ministre modĂ©rĂ© Tsuyoshi Inukai qui marqua la fin de tout contrĂ´le civil sur l’appareil militaire. Il fut suivi par une tentative de putsch en 1936 par de jeunes officiers de l’armĂ©e, dĂ©clenchĂ©e par la perte d’influence de la faction militariste aux Ă©lections Ă la Diète. Le putsch eut pour consĂ©quence le meurtre d’un certain nombre de personnalitĂ©s du gouvernement et de l’armĂ©e, et fut matĂ© sur ordre de l’empereur Hirohito qui prit un rĂ´le majeur dans cet affrontement.
Malgré ça, à partir des années 30, les militaires réunissaient presque tout le pouvoir politique au Japon et suivirent des politiques qui menèrent le Japon à la deuxième guerre sino-japonaise et finalement à la seconde guerre mondiale.
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