
Hirohito annonçant la capitulation du Japon
Le 15 aoĂ»t 1945, suite aux largages des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki et Ă l’entrĂ©e en guerre de l’Union SoviĂ©tique contre le Japon, Hirohito, aprĂšs encore moult hĂ©sitations, dĂ©cida d’abandonner la derniĂšre condition Ă une capitulation du Japon, son propre maintien Ă la tĂȘte du pays, et annonça finalement Ă la radio la capitulation inconditionnelle des forces armĂ©es japonaise (gyokuon-hoso).
En dĂ©pit des pressions visant Ă le faire comparaĂźtre devant la justice pour crime de guerres par de nombreux hommes politiques, le moindre n’Ă©tant pas le prĂ©sident amĂ©ricain Harry Truman, le gĂ©nĂ©ral Douglas McArthur s’y refusa toujours, voulant qu’Hirohito reste l’empereur et un symbole de continuitĂ© et de cohĂ©sion du peuple japonais. Hirohito ne fut donc pas jugĂ© et conserva son trĂŽne mais fut tout de mĂȘme obligĂ© de renoncer Ă son statut de dieu vivant, descendant de la dĂ©esse du soleil, lors du “Ningen Sengen” (äșșé柣èš) ou “dĂ©claration d’humanitĂ©”.
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Les premiÚres années

Soldat de l'armée impériale
La premiĂšre partie du rĂšgne d’Hirohito, entre 1926 et 1945, fut marquĂ©e par la montĂ©e en puissance des militaires dans le gouvernement, par des moyens lĂ©gaux ou autres. L’armĂ©e et la marine impĂ©riales dĂ©tenaient un pouvoir de veto sur la nomination des cabinets depuis 1900 et, entre 1921 et 1944, il n’y eut pas moins de 64 incidents de violence d’extrĂȘme-droite.
Un des plus importants fut l’assassinat, en 1932, du premier ministre modĂ©rĂ© Tsuyoshi Inukai qui marqua la fin de tout contrĂŽle civil sur l’appareil militaire. Il fut suivi par une tentative de putsch en 1936 par de jeunes officiers de l’armĂ©e, dĂ©clenchĂ©e par la perte d’influence de la faction militariste aux Ă©lections Ă la DiĂšte. Le putsch eut pour consĂ©quence le meurtre d’un certain nombre de personnalitĂ©s du gouvernement et de l’armĂ©e, et fut matĂ© sur ordre de l’empereur Hirohito qui prit un rĂŽle majeur dans cet affrontement.
Malgré ça, à partir des années 30, les militaires réunissaient presque tout le pouvoir politique au Japon et suivirent des politiques qui menÚrent le Japon à la deuxiÚme guerre sino-japonaise et finalement à la seconde guerre mondiale.
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L'empereur Akihito fĂȘte ses 20 ans de rĂšgne
Hier, l’empereur Akihito, accompagnĂ© de son Ă©pouse l’impĂ©ratrice Michiko, a fĂȘtĂ© ses 20 ans de rĂšgne, marquĂ©s par un changement progressif de l’image de la maison impĂ©riale maintenant plus proche du peuple japonais.
Il est montĂ© sur le trĂŽne le 7 janvier 1989, suite Ă la mort de son pĂšre, l’empereur Hirohito. Le couple impĂ©rial cĂ©lĂ©brera ses 50 ans de mariage le 10 avril prochain.
La maison impĂ©riale n’est cependant pas exempte de tiraillements internes : le prince hĂ©ritier Naruhito serait en froid avec son pĂšre depuis que le projet de modification de la loi, qui aurait permis Ă sa fille d’accĂ©der au trĂŽne en l’absence d’hĂ©ritier mĂąle, a Ă©tĂ© abandonnĂ© Ă la naissance de son neveu, le Prince Hisahito.
Source :
Actu Japon (synthĂšse quotidienne de l’actualitĂ© japonaise)

Hirohito, empereur Showa
Hirohito (èŁä»), l’empereur Showa (æć怩ç), nĂ© le 29 avril 1901 et dĂ©cĂ©dĂ© le 7 janvier 1989, a rĂ©gnĂ© sur le Japon entre 1926 et 1989. Il Ă©tait connu dans le monde occidental par son nom Hirohito. Il fut le 124Ăšme empereur du Japon.
Son rÚgne fut le plus long de toute la dynastie des empereurs japonais et il eut à gérer les plus grands changements de la société japonaise.
Il naquit au palais Aoyama Ă Tokyo, aĂźnĂ© du prince hĂ©ritier Yoshihito, qui deviendra plus tard l’empereur Taisho et de la princesse hĂ©ritiĂšre Sadako. Enfant, son titre officiel Ă©tait Michi no miya (Prince Michi). Il devint l’hĂ©ritier Ă la mort de son grand-pĂšre, l’empereur Meiji, le 30 juillet 1912. Son intronisation en tant que prince hĂ©ritier se dĂ©roula le 2 novembre 1916.
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Empereur Akihito
Sa majestĂ© impĂ©riale Akihito (æä»), nĂ© le 23 dĂ©cembre 1933, est le 125Ăšme et actuel empereur du Japon.
Akihito est l’aĂźnĂ© des 5 enfants de l’empereur Showa (Hirohito) et de l’impĂ©ratrice Kojun (Nagako). AppelĂ© “Tsugu no miya” (ç¶ćźź; Prince Tsugu), il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© et Ă©duquĂ© par des tuteurs privĂ©s puis est allĂ© Ă l’Ă©cole Gakushuin (ćŠçżéą), une institution Ă©ducative créée pour l’Ă©ducation des enfants de l’aristocratie japonaise, en primaire et secondaire entre 1940 et 1952. Il fut sĂ©parĂ© de ses parents dĂšs l’Ăąge de 3 ans.
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