
Takashima Ohisa de Kitagawa Utamaro
L’exposition de la bibliothèque nationale de France, “estampes japonaises ukiyo-e, images d’un monde Ă©phĂ©mère”, propose une vision d’ensemble de cet art, depuis son apparition, Ă la fin du XVIIe siècle, jusqu’au milieu du XIXe siècle. Cent cinquante Ĺ“uvres d’une qualitĂ© exceptionnelle, souvent rarissimes ou uniques, ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es dans le fonds prodigieux du dĂ©partement des Estampes.
L’estampe ukiyo-e ou « images d’un monde flottant », Ă©phĂ©mère, opposĂ© au monde immuable et sacrĂ©, rĂ©vèle l’art de vivre et la nouvelle culture de la sociĂ©tĂ© urbaine et marchande de l’ère Edo. Ce courant artistique est nĂ© du bouleversement socioculturel survenu lors de la prise de pouvoir de la dynastie des shogun Tokugawa, dynastie qui assura au pays la paix intĂ©rieure et la prospĂ©ritĂ© durant deux siècles et demi (1600-1868). Le Japon s’isola du reste du monde.
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Hokuei Utaemon
Il existait deux styles rĂ©gionaux distincts d’estampes traditionnelles, l’Ă©cole Edo (Edo est l’ancien nom de Tokyo), qui Ă©tait l’Ă©cole dominante, et le style Kamigata pour la rĂ©gion comprenant les villes d’Osaka et de Kyoto.
La diffĂ©rence principale concernait la gamme des sujets. Ceux des estampes Edo (Edo-e) portaient sur les belles femmes, les geisha, les courtisanes, les jeunes amants, l’Ă©rotisme, les scènes domestiques, les paysages en gĂ©nĂ©ral et urbains en particulier, la nature (plus spĂ©cifiquement les oiseaux et les fleurs), les acteurs, les scènes militaires, les allĂ©gories historiques, les parodies, les fantĂ´mes et autres dĂ©mons, les scènes de genre et les natures mortes.
A l’opposĂ© de cette grande diversitĂ© des sujets, ceux des estampes Kamigata (Kamigata-e) Ă©taient presqu’exclusivement des acteurs.
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Regards sur le Japon
Regards sur le Japon, impressions Textiles est prĂ©sentĂ©e par le MusĂ©e de Bourgoin-Jallieu dans le cadre de la biennale « Lyon et les villes d’art et de soie » - 2e Ă©dition - coordonnĂ©e par la galerie Regard Sud Ă Lyon. Cette manifestation s’inscrit dans le calendrier officiel national des Ă©vĂ©nements du 150ème anniversaire des relations franco-japonaises.
Le Japon connaĂ®t une longue tradition dans le domaine de l’impression textile. L’impression avec pochoir en papier, katagami, se rĂ©pand dans l’archipel dès le XIIIe siècle. Toutefois, cette technique n’est parfaitement maĂ®trisĂ©e que quelques siècles plus tard, Ă l’Ă©poque d’Edo. Simples outils de l’industrie textile japonaise, ces feuilles brunes frappent par la beautĂ© des motifs et l’incroyable habiletĂ© qu’a nĂ©cessitĂ©e leur confection. Les pochoirs japonais n’affluent sur le marchĂ© europĂ©en qu’Ă partir de la fin du XIXe siècle, lorsque l’industrie textile japonaise, en pleine mutation, s’en dĂ©sintĂ©resse.
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Photographie de Shigeru Asano
Shigeru Asano photographie les quartiers de la ville de Paris en utilisant les reflets des flaques d’eau. Cela donne aux bâtiments photographiés une illusion mélancolique de la réalité. Les formes hasardeuses des flaques d’eau nous transporte dans le monde irréel du rêve par des contours flous…
Son travail rencontre un succès grandissant auprès des collections publiques et privées, grâce aux mélanges naturels des effets de flou et de netteté présents dans ses œuvres. La Bibliothèque Nationale de France ainsi que le Musée Carnavalet ont commencé à acquérir certaines de ses photographies, témoignages contemporains de Paris.
Lieu: ENS lettres et sciences humaines - 15 parvis René Descartes - 69007 Lyon
Site web: ENS lettres et sciences humaines
Date: du 14 novembre 2008 au 9 janvier 2009

Scène de kabuki, Katsukawa Shunko

Les peintures et estampes Ukiyo-e sont parmi les arts les plus connus et les plus admirées de la période Edo. Avec la montée en puissance des marchants au cours du 17ème siècle, la demande pour des images représentant la vie urbaine contemporaine du bas peuple augmenta.
Les artistes Ukiyo-e rĂ©pondirent Ă cette demande en prenant exemple sur des scènes secondaires des peintures du 16ème et 17ème siècles de l’Ă©cole Tosa ainsi que sur d’autres sources (comme les artistes KanĂ´ et les parchemins et livres illustrĂ©s de type Nara-e), puis en les mĂ©langeant avec une approche moderne Ă la mode en une forme hybride d’art populaire. La vie de tous les jours devint le sujet extraordinaire, et rapidement plusieurs thèmes fondamentaux apparurent.
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