Kurozuka – Spectacle à la MCJP

La compagnie Kinoshita-Kabuki donne une nouvelle jeunesse au théâtre kabuki en créant des adaptations modernes de pièces classiques. Kurozuka a pour thème une légende de la région du Tohoku: des moines en voyage font halte chez une vieille femme qui se révèle être une ogresse… Une pièce audacieuse où le théâtre contemporain dialogue avec le kabuki.

Né en 1985, le chercheur en kabuki Yuichi Kinoshita s’intéresse dès l’enfance aux arts traditionnels et acquiert au fil des ans une connaissance approfondie dans ce domaine. En 2006, alors qu’il étudie le théâtre contemporain à la Kyoto University of Design and Arts, il crée la compagnie Kinoshita-Kabuki. Se considérant comme « un intermédiaire entre les auteurs classiques et les metteurs en scène contemporains », il fait appel pour chaque projet à un jeune metteur en scène et tient le rôle de superviseur. La création commence par une étude minutieuse de la pièce d’origine, puis les acteurs apprennent à jouer fidèlement cette version classique. Les paroles et les gestes sont ensuite recréés avec un regard contemporain.

Kurozuka est une pièce de kabuki écrite en 1939 et inspirée d’un nô. Si la pièce de kabuki mettait l’accent sur la danse de la vieille femme, Yuichi Kinoshita privilégie l’analyse de ce personnage, ajoutant même des éléments qu’il a découverts sur son passé, et souligne la force du récit. Alternance de la langue du kabuki avec celle d’aujourd’hui, transformation de la masure en une lande éclairée par la lune, ou encore fusion de la gestuelle du kabuki avec la danse contemporaine: une immersion dans un univers qui n’est ni passé ni présent !

Le spectacle sera précédé d’une courte introduction par Yuichi Kinoshita.

Lieu: Maison de la culture du Japon à Paris (Grande salle) – 101 bis, quai Branly – 75015 Paris
Date: 28, 29 et 30 janvier 2016 à 20h
Tarif 20 € / Réduit 18 € / Adhérent MCJP 16 €
Supervision: Yuichi Kinoshita
Mise en scène, scénographie: Kunio Sugihara
Avec: Yuya Ogaki, Wataru Kitao, Kimio Taketani, Shinya Natsume, Kan Fukuhara

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