Edo, Tokyo, son histoire

Edo, quartier de Nihonbashi

Edo, quartier de Nihonbashi

Tokyo fut fondée en 1457 sous le nom d’Edo (江戸). Le shogunat Tokugawa s’établit en 1603 et prit Edo comme siège de gouvernement, de facto la capitale. La résidence de l’empereur resta à Kyoto, l’ancienne capitale depuis la période Heian jusqu’à ce moment-là.

En septembre 1868, lorsque la période du shogunat se termina, l’empereur Meiji décida qu’Edo serait désormais renommée Tokyo, ce qui signifie « la capitale de l’est ». Le nouveau avait pour but d’insister sur le statut de Tokyo comme nouvelle capitale, aussi bien temporelle que spirituelle.

Il est communément admis que Tokyo est la seule capitale du Japon depuis 1869, quand l’empereur établit sa nouvelle résidence permanente dans la ville. Cependant, la capitale ne fut jamais transférée « légalement » à Tokyo, ce qui pose encore la question de savoir si Kyoto ne serait pas encore la capitale ou une co-capitale.

Le grand tremblement de terre de 1923 toucha Tokyo profondément, tuant environ 70.000 habitants. Un plan de reconstruction massif fut décidé mais, trop cher, il ne fut appliqué que dans certaines parties de la ville. Cependant, Tokyo continua de croître jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Pendant la guerre, la ville subit des bombardements tels qu’ils la réduisirent presqu’en cendres, tant et si bien que sa population de 1945 était seulement la moitié de celle de 1940.

Dai-Ichi Seimei, Tokyo

Dai-Ichi Seimei, Tokyo

Après la guerre, Tokyo était occupée militairement et dirigée, comme le pays, par les forces alliées. Le général Douglas MacArthur établit le quartier général des forces d’occupation dans ce qui est désormais l’immeuble Dai-Ichi Seimei, dominant le palais impérial. La présence américaine fit de Tokyo un centre de commandement et de logistique crucial pendant la guerre de Corée. Tokyo d’ailleurs possède encore un certain nombre de bases militaires américaines, dont la base aérienne de Yokota.

Les années 50 et 60 furent pour le Japon ce que l’on appelle le « miracle économique« , qui permit à la nation de passer des dévastations de la guerre à la deuxième économie au monde en 1966. Durant cette période, le gouvernement plaça la priorité sur le développement des infrastructures et des industries manufacturières plutôt que sur le social. En conséquence de quoi, le Japon devint la puissance dominante pour un certain nombre d’industries comme  l’acier, la construction navale, les voitures, les semi-conducteurs et l’électronique. La ré-émergence de Tokyo après le traumatisme de la guerre se fit lors des jeux d’été de 1964, qui replacèrent la ville sur la scène internationale et attirèrent l’attention du monde entier sur le miracle économique japonais.

Au début des années 70, les villes japonaises subirent une migration massive d’habitants des zones rurales dont Tokyo fut un des exemples les plus spectaculaires. La ville grossie a un rythme très soutenu jusque pendant la bulle économique de la fin des années 80. Tokyo devint une des villes les plus dynamiques au monde offrant une myriades d’activités sociales et économiques, un nombre impressionnant de restaurants et de clubs, un des quartiers financier les plus importants de la planète, des industries performantes, etc…

Shoko Asahara, leader d'Aum Shinrikyo

Shoko Asahara, leader d'Aum Shinrikyo

L’explosion de la construction pendant les années de la bulle économique était une des plus grandes de l’histoire mondiale en terme de dépenses comparées avec la taille de l’économie, ce qui permit à Tokyo d’avoir un parc immobilier largement plus moderne que des métropoles similaires telles que Londres ou New York. Malgré l’impact de la récession qui succéda à la bulle économique au début des années 90, Tokyo reste le centre économique principal de l’est de l’Asie, ses deux seules rivales étant Hong Kong et Singapour.

Le 20 mars 1995, Tokyo retint l’attention des médias internationaux suite à l’attaque au gaz sarin dans son métro par l’organisation religieuse terroriste Aum Shinrikyo dans laquelle 12 personnes furent tuées et des milliers affectées à divers degrés. L’exécution du leader de ce culte, Shoko Asahara, ne devrait maintenant plus tarder.

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