Chronologie de l’histoire du Japon

Ieyasu Tokugawa

Ieyasu Tokugawa

La chronologie est importante pour comprendre l’histoire du Japon, et les dates sont un mal nécessaire. L’histoire du Japon est-elle une continuité, ou bien est-elle faite de ruptures ?

La chronologie du Japon est divisée en périodes. Les livres s’opposent sur le nombre de ces périodes (entre 4 et 20). Voyons les 3 systèmes existants de périodisation.

Périodisation traditionnelle et japonaise (origine chinoise): nengô

Au VIIe siècle, les Japonais importent le système nengô (nom d’ère) de Chine, qui devient le système officiel de l’état impérial. Le système nengô découpe le Japon en périodes choisies par l’empereur.Depuis 645, chaque année s’inscrit dans une ère (2011 est la 23e année Heisei). Chaque nouvel empereur inaugure une nouvelle ère. Et jusqu’en 1868, l’empereur pouvait décider de changer d’ère selon son désir.Par exemple, si un tremblement de terre avait ravagé le Japon, il pouvait décider de changer d’ère, en espérant que la suivante serait plus propice. Lors de changement important dans la vie du pays, on pouvait changer d’ère à nouveau. C’est ainsi qu’en 645, l’empereur, qui avait transformé l’administration du pays décida de changer d’ère. Le Japon entra dans l’ère Taika (grand changement). Chaque nom d’ère est composé de 2 caractères ayant une valeur magique censée porter chance au Japon (ex : Heisei (paix,constitution) et Bunsei (arts et lettres, gouvernement)). On peut dénombrer environ 250 ères depuis 645.

Avantage: nengô est adapté à la mentalité des Japonais.
Inconvénient: il y a 250 noms d’ère à connaître. De plus, elles n’ont aucune valeur scientifique et ne donne pas de vue d’ensemble du Japon.

Périodisation occidentale

Si l’on omet la périodisation de type marxiste, la périodisation occidentale est une des plus récentes au Japon. Elle divise l’histoire du Japon en s’inspirant de l’histoire occidentale. On trouve donc une préhistoire et une protohistoire, une époque ancienne (VIIIe siècle), un Moyen Age (XIIe siècle) et une époque moderne. Ce système ne comporte pas d’aspects négatifs, et a le mérite d’être plus clair, on peut lire dans cette histoire du Japon des données économiques, culturelles, etc… De plus, elle permet de faire des comparaisons entre l’histoire de l’Occident et l’histoire du Japon.

Périodisation japonaise inspirée de l’occident: jidai

La périodisation jidai (par époque) est créée au XIXe siècle. Les historiens japonais découpent l’histoire du Japon en jidai qui débutent chacun par un évènement majeur pour le pays.

Avantage : l’histoire du Japon est enfin compréhensible en termes de périodes.
Inconvénient : les évènements déterminants, les jidai, sont liés à l’établissement de centres politiques ou de familles influentes. C’est une périodisation centrée sur l’histoire politique du Japon. On a donc une vision un peu faussée de ce qu’a pu être la vie économique ou culturelle du pays.


La périodisation la plus commune (dixit wikipedia) est la suivante:

Le Paléolithique (-30.000 à -10.000)
Le Japon ancien (-10.000 à 538)

  • La période Jomon (-10.000 à -3.000)
  • La période Yayoi (-900 à 250)
  • La période Kofun (250 à 538)

Le Japon classique (538 à 1185)

Le Japon Féodal (1185 à 1603)

  • La période Kamakura (1185 à 1333)
  • La période  Kemmu (1333 à 1336)
  • La période Muromachi (1336 à 1573)
  • La période Azuchi-Momoyama (1573 à 1603)

Le Japon pré-moderne (1603 à 1868)

  • La période Edo (1603 à 1868)

Le Japon moderne (1868 à 1945)

  • L’avant-guerre (1868 à 1945)

Le Japon contemporain (1945 à nos jours)

  • L’après guerre (1945 à nos jours)

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