
Scène de kabuki, Katsukawa Shunko
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Les peintures et estampes Ukiyo-e sont parmi les arts les plus connus et les plus admirées de la période Edo. Avec la montée en puissance des marchants au cours du 17ème siècle, la demande pour des images représentant la vie urbaine contemporaine du bas peuple augmenta.
Les artistes Ukiyo-e rĂ©pondirent Ă cette demande en prenant exemple sur des scènes secondaires des peintures du 16ème et 17ème siècles de l’Ă©cole Tosa ainsi que sur d’autres sources (comme les artistes KanĂ´ et les parchemins et livres illustrĂ©s de type Nara-e), puis en les mĂ©langeant avec une approche moderne Ă la mode en une forme hybride d’art populaire. La vie de tous les jours devint le sujet extraordinaire, et rapidement plusieurs thèmes fondamentaux apparurent.
Bien que les artistes de l’ukiyo-e n’abandonnèrent jamais les sujets classiques tels que les scènes de nature, leur rĂ©ponse aux mĂ©cènes de l’ukiyo-e eut pour consĂ©quence de reprĂ©senter des sujets plus proches de leur propre expĂ©rience et distincts des goĂ»ts apparemment plus raffinĂ©s de l’Ă©lite gouvernante. Ainsi, les peintures de jolies femmes (bijin-ga) devinrent rapidement des sujets populaires, en particulier les sirènes des quartiers de plaisir ou les cĂ©lèbres beautĂ©s du moment. Pour les portraits et autres reprĂ©sentations idĂ©alisĂ©es de la mode de l’Ă©poque, les libertĂ©s prises avec la rĂ©alitĂ©, ainsi que la mise en scène, eurent une importance fondamentale.
Les portraits des acteurs, Ă la fois sur scène et en dehors, Ă©taient populaires en particulier avec les passionnĂ©s de théâtre kabuki (voir l’image ci-dessus de Katsukawa Shunko), et la dramatisation des contes militaires, lĂ©gendaires, historiques et contemporains ajoutaient Ă la rĂ©serve de sujets disponibles pour les imprimeurs. Les divertissements quotidiens (coutumes, mĹ“urs, festivals, spectacles) du peuple, ainsi que les activitĂ©s domestiques journalières, devinrent des sujets appropriĂ©s pour l’ukiyo-e. Enfin, alors qu’ils avaient Ă©tĂ© utilisĂ©s avec parcimonie dans les dĂ©buts de l’ukiyo-e, les estampes de paysages explosèrent Ă partir du dĂ©but du deuxième quart du 19ème siècle.
L’ukiyo-e Ă©tait le rĂ©sultat d’une collaboration entre les artistes, les graveurs, les imprimeurs et les Ă©diteurs. Leurs habiletĂ© et leur crĂ©ativitĂ© produisirent des Ĺ“uvres d’un raffinement extrĂŞme, ainsi que l’expression truculente et pleine d’imagination de la vie des gens du peuple. L’ukiyo-e reprĂ©sente l’une des rĂ©ussite les plus remarquables de la pĂ©riode Edo et de la pĂ©riode Meiji et, Ă son apogĂ©e, cet art d’impression xylographique Ă©tait le plus beau, et ce dans le monde entier.
Source:
Ukiyo-e (”Pictures of the Floating World”) par John Fiorillo.
Cet article a Ă©tĂ© traduit avec l’autorisation Ă©crite de l’auteur, John Fiorillo (Viewing Japanese Prints).
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