Au milieu du 19ème siècle, le Japon Ă©tait encore un pays fermĂ© au monde occidental (Ă l’exception notable du comptoir commercial hollandais Ă Nagasaki) depuis 2 siècles et demi. Durant cette pĂ©riode, la sociĂ©tĂ© japonaise et les progrès technologiques avaient Ă©tĂ© très lents en comparaison avec les puissances europĂ©ennes.
PoussĂ© par l’insistance Ă©trangère rĂ©pĂ©tĂ©e d’ouvrir ses ports au commerce international, le shogunat japonais essaya tout d’abord de l’ignorer, mais n’eut pas d’autre choix que de cĂ©der après que les amĂ©ricains, et le commodore Perry, menacèrent d’utiliser leurs canons si le Japon se refusait Ă coopĂ©rer.
Les japonais se rĂ©signèrent alors Ă laisser les “barbares aux longs nez”, comme Ă©taient appelĂ©s les occidentaux, Ă commercer dans un certain nombre de ports japonais sous la contrainte de traitĂ©s assez inĂ©gaux. Cela incluait non seulement les amĂ©ricains, mais aussi les anglais, les français, les hollandais et les russes.

Le dernier samouraï et la rébellion Satsuma
Cela causa un grand mĂ©contentement dans la population et un certain nombre de samouraĂŻ planifièrent de renverser le gouvernement. Leur principal objectif Ă©tait de rejeter les Ă©trangers hors du Japon, mais, au cours de l’organisation de la rĂ©bellion, ils s’aperçurent qu’il n’avait pas d’autre choix que de nĂ©gocier eux-mĂŞmes avec les puissances occidentales.
Après un soulèvement avortĂ© dans le Choshu, dans la partie occidentale de Honshu), des samouraĂŻ de Tosa (sud de Shikoku) créèrent une alliance avec des samouraĂŻ de Satsuma (sud de Kyushu) et le reste des samouraĂŻ de Choshu. La France soutint le shogunat mais l’Angleterre fournit de l’aide aux rebelles en leur donnant des armes. Grâce Ă ce support, les samouraĂŻ rebelles pouvaient armer les paysans pour qu’ils combattent de leur cĂ´tĂ©, et finalement rĂ©ussirent Ă prendre le contrĂ´le de la totalitĂ© du pays en seulement quelques semaines.
Dans un renversement complet de situation, les nouveaux leaders Ă©taient dĂ©sormais convaincus que le Japon devait se moderniser, ce qui signifiait d’adopter les technologies, les organisations et les connaissances occidentales. C’est ainsi que commença les grands changements de la restauration Meiji.
Voici une liste des transformations intervenues au Japon dans les 30 dernières années du 19ème siècle.
Armée
- Adoption des armements occidentaux
- Adoption des uniformes occidentaux
- Adoption des styles de musique militaire occidentaux
- Adoption de l’organisation militaire occidentale (grades, …)
- CrĂ©ation d’une marine de style occidentale (cuirassĂ©s, …)
- Introduction d’un système de conscription
Culture et éducation
- École obligatoire
- Première universités
- DĂ©veloppement d’une littĂ©rature de style occidentale (par opposition avec les haiku, kabuki, no et autres)
- DĂ©veloppement d’un style de peinture occidental (par opposition Ă l’ukiyo-e)
- Les japonais se mettent à boire du lait de vache pour la première fois dans leur histoire
Gouvernement et société
- Système légal de type occidental (une condition pour pouvoir réviser les traités inégaux)
- Introduction du bicamérisme
- Introduction de taxes nationales (par opposition aux taxes limitées aux territoires des daimyo)
- Création des préfectures qui remplacent les domaines des daimyo
- Suppression des droits des samurai (sabres…)
- Suppression des classes sociales déterminées
- Création et adoption des noms de famille pour tout le monde
Mode
- Adoption des habits occidentaux (洋服) de l’Empereur aux ouvriers
- Adoption des coiffures occidentales
- DĂ©veloppement des divertissements Ă l’occidentale (danses, musique, littĂ©rature…)
- Maisons et bâtiments de style occidental (qui a évolué en un style hybride après la seconde guerre mondiale)
- Les femmes arrĂŞtent de se raser les sourcils et de se noircir les dents
Source:
Meiji: not just a political change, but a real cultural revolution
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Super article, j’aime beaucoup l’histoire du Japon et cet article s’inscrit parfaitement dans ce que je recherche.
Bonne idĂ©e de l’avoir traduit.
Et hop un favori de plus
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